Suiza, Bénédicte Belpois

Il y a des romans que l’on n’arrive pas à aimer et que, pourtant, on lit en entier parce qu’on veut savoir où l’auteur souhaite aller. Suiza fait partie de ceux-là. J’ai été très gênée par ce que je lisais, pas par les scènes de sexes crues (un sujet que je trouve juste ennuyant dans un livre), non, mais par la situation générale qui était décrite. Au premier abord, on a l’impression que les choses s’améliorent pour les personnages principaux (du moins jusqu’au coup de théâtre final), en y repensant au moment d’écrire cette chronique, ça m’est en fait apparu de plus en plus infâme. J’avais été traversée par des sentiments contradictoires pendant ma lecture, avec le recul, ils ont laissé place à du dégoût pur et simple.

Suiza Benedicte Belpois

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Le matin est un tigre, Constance Joly

Alma est bouquiniste. Elle tient quelques mètres de linéaire le long de la Seine. Mais le vrai centre de sa vie, c’est sa fille Billie, son rayon de soleil. Sauf que depuis quelques temps, l’adolescente souffre d’un mal qu’aucun médecin n’arrive à diagnostiquer. Alma, elle, suit son intuition : elle est certaine qu’un chardon pousse dans la poitrine de sa fille. Comment sauver Billie dans ces conditions ?

Le matin est un tigre Constance Joly

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A la ligne, Joseph Ponthus

A la ligne est un texte unique en son genre : pas tout à fait roman, pas tout à fait autobiographie, pas tout à fait poésie, et pourtant un peu de tout cela en même temps. Dans ses « feuillets d’usine », qui courent sur plus de 250 pages, Joseph Ponthus raconte sa vie d’ouvrier intérimaire, envoyé au gré des besoins dans une conserverie de poissons ou des abattoirs bretons.

A la ligne Joseph Ponthus

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Tête de tambour, Sol Elias

Lorsqu’on tend l’oreille dans les lieux publics, surtout dans le bus (je ne sais pas pourquoi les passages pensent qu’on les y entend moins que dans le métro), on capte parfois des expressions exagérées, parmi lesquelles « il est totalement schizo », souvent pour parler d’un chef qui a changé d’avis sur un projet. Un emploi bien malheureux d’un mot qui a une signification précise et particulièrement peu légère. C’est ce que montre Sol Elias dans son premier roman, que j’ai découvert grâce aux 68 premières fois.

Tête de tambour Sol Elias.png

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