Des livres & l’art #11 : Musée La Piscine à Roubaix

La Piscine est certainement l’un de mes musées préférés. J’y suis récemment retournée, et, tout en profitant à fond de ma visite, j’ai cherché un tableau qui me permettrait de vous en parler sur le blog. Défi relevé haut la main ! On file donc à Roubaix le temps d’un article.

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Comme son nom l’indique, le musée La Piscine est situé dans une ancienne piscine. Mais pas n’importe laquelle : le bâtiment est dans le plus pur style Art déco. Construite entre 1927 et 1932, elle abritait un bassin de 50 mètres et des bains-douches. En somme, elle avait été pensée pour satisfaire le mouvement hygiéniste de l’époque (autrement dit quand apprendre aux gens à se laver relevait de politiques publiques).

Vu de l’extérieur, on ne soupçonne rien, car des travaux ont bien changé son aspect. Mais à l’intérieur, le bâtiment dévoile les trésors de son architecture rétro. A commencer par la salle principale, celle du bassin olympique, qui justifie à elle seule de payer un billet d’entrée. Elle est à la fois dans son jus et tout à fait adaptée à sa nouvelle fonction de salle de musée. Les architectes ont gardé les carreaux blancs crème, la bordure vert d’eau au-dessus des portes des cabines et celles décorées au pied des rambardes, le plafond à la voûte en berceau, et bien sûr, les imposants vitraux aux couleurs chaudes aux deux extrémités de la salle. Mais ils ont transformé le bassin en un sage plan d’eau encadré par une terrasse en bois, et nombre de cabines en vitrine d’exposition. C’est chic, sobre, et totalement réussi.

Pour vous donner une idée des lieux, voici la vidéo conçue par le Musée La Piscine :

Le reste du musée est à la hauteur de cette salle grandiose. Dans les vieilles polices de caractères des années 1930, on voit indiqués les « baignoires », avec bien entendu l’entrée « Hommes » et l’entrée « Dames », la piscine… On devine l’usage précédent des lieux à la présence du carrelage et de mosaïques qui n’auraient rien à faire là dans un bâtiment conçu pour être un musée. A tout instant, on peut tomber sur un détail architectural, une forme, qui nous rappelle l’époque Art déco. Des clins d’œil historico-artistiques comme j’aime ! On se perd assez facilement, mais c’est pour mieux profiter du lieu et des œuvres.

Car oui, quand même, c’est un musée, et il y a des choses à voir ! La Piscine est organisée autour de deux thématiques, les beaux-arts et les arts appliqués. On y trouve aussi bien des textiles que des objets d’art décoratif, du mobilier que des vêtements. Mais à mes yeux, le cœur des collections est avant tout l’ensemble des tableaux et sculptures des XIXe et XXe siècles que l’on découvre un peu partout et dans un itinéraire que l’on se crée soi-même. Il y a des peintres très célèbres et d’illustres inconnus, des thématiques banales et d’autres très originales. A ce sujet, je partage sans plus attendre mon chouchou, Madame reçoit. La scène peinte par Rémy Cogghe est en soi amusante, mais en plus, il a trouvé le titre parfait !

La Piscine Madame recoit Remy Cogghe

Madame reçoit, Rémy Cogghe, 1908

Lors de ma dernière visite, la première depuis que j’ai ouvert La Marmotte à Lunettes, j’ai ouvert l’œil à la recherche de livres dans les tableaux. Quelle bonne surprise d’en découvrir autant ! Depuis que j’ai commencé la série Des livres & l’art, j’ai réalisé que les livres sont souvent présents dans les tableaux. La surprise est donc plutôt de visiter tout un musée ou une expo sans en dénicher un seul dans le moindre tableau (ça m’est arrivé !). Il faut dire que les livres sont esthétiques et remplissent l’espace. De plus, dans les portraits, ils occupent les mains de la personne représentée et lui donnent l’air intelligent, qu’elle soit en train de lire ou représentée au milieu de livres (ah, le livre, objet de prestige social).

La plupart des tableaux que j’ai retenus de ma visite à La Piscine font des livres un élément essentiel à la scène. Il n’y a que dans le portrait peint par Jean Vanden Eeckhoudt qu’ils servent uniquement de décor, mais je trouve le tableau très réussi par ailleurs. Quant à Alexandre Zinoviev dans son Portrait de Monsieur Fontainas, et René-Xavier Prinet dans La Lecture, ils réussissent à mettre les livres doublement en valeur, à la fois comme élément de décor et comme objet indispensable à la scène ! Sans tarder, voici donc ma petite sélection, juste pour le plaisir des yeux. 

Musée La Piscine
Roubaix

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