J’ai lu #38 – Juin 2019

Je sais, nous étions en juin, n’empêche, en matière de livres, ce fut une avalanche ! Pas moins de 17 au compteur. De quoi frôler l’indigestion, je dois reconnaître, surtout que je suis loin de n’avoir lu que des livres qui m’ont plu…

Les gratitudes, Delphine de Vigan
Quand on commence le mois avec un livre pareil, on espère de fond du cœur que les lectures à venir seront… meilleures ! C’est un roman vide, qui n’apporte rien. Les personnages sont tellement peu creusés qu’ils ne sont même pas attachants, le texte est pauvre, presque uniquement composé de dialogues d’une incroyable platitude, les lapsus de Michka (l’héroïne octogénaire qui perd la tête et utilise un mot pour un autre) sont vite lassants. Bref, pour une première rencontre littéraire avec Delphine de Vigan, c’était totalement raté !

Sauvés par la sieste, Brice Faraut
Contrairement à ce que laisse penser le titre, ce livre est une somme scientifique qui ne se limite pas à revenir sur les bienfaits de la sieste, mais explique en détail tout l’intérêt du sommeil en général. C’est très bien documenté et assez pointu, peut-être un peu trop pour être vraiment accessible au grand public. Personnellement, j’ai été un peu dépassée par moment. Mais je retiens l’idée principale, et je vote pour : il est temps de réhabiliter la sieste !

Ça commence par moi, Julien Vidal
Il y a 1001 façons de commencer à se questionner sur son impact sur la planète, mais lorsqu’on commence à réfléchir à ce que l’on pourrait faire, il est difficile de s’arrêter. On pourrait dire que Julien Vidal l’a appris à ses dépends, mais l’expression ne convient pas vraiment puisqu’il est ravi d’être pris dans le mouvement. Porté par son enthousiasme, il raconte dans ce livre son année de transition écologique, ses questionnements, ses doutes et ses petites (et grandes) victoires. Étant déjà sensible au sujet, je n’ai pas appris grand chose en le lisant, mais s’il a pu inspirer des lecteurs et leur donner envie de changer quelques habitudes, c’est une bonne nouvelle !

Suiza, Bénédicte Belpois
Un livre intriguant et bien écrit, certes, mais un livre qui se base sur une histoire tellement malsaine que finalement, je n’ai pas réussi à en dire du bien dans ma chronique que je vous laisse découvrir

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La magie du matin, Isalou Regen
J’avais déjà lu ce livre il y a quelques années, mais j’ai replongé dedans avec enthousiasme. L’auteur partage son expérience personnelle et ses recherches pour nous donner envie à notre tour d’avancer notre réveil d’une heure et commencer à changer le monde (ou du moins, réaliser nos rêves les plus fous). C’est le genre de livre pratique de développement personnel qui donne la pêche et, rien qu’en le lisant, on a l’impression d’avoir fait un grand pas en avant dans nos projets !

Faussaires illustres, Harry Bellet
D’illustres faussaires ont si bien trompé leurs contemporains qu’on se demande qu’est-ce qu’il y a d’authentique sur les murs de nos grands musées… Harry Bellet, pourtant journaliste au Monde d’après la bio en quatrième de couverture, réussit l’exploit de doucher tout intérêt pour le sujet. Il s’emmêle les pinceaux dans ses récits, cite la même anecdote dans différents chapitres, ne développe pas ses idées jusqu’au bout… J’ai rarement lu un livre aussi mal écrit, et c’est fort dommage, car le sujet en soi est passionnant !

La fabrique à kifs, Isabelle Pailleau, Audrey Akoun & Florence Servan-Schreiber
J’avais très envie de lire un livre de développement personnel, et comme j’avais beaucoup aimé 3 kifs par jour et connaissais de nom les deux autres auteurs, je me suis laissée tenter par ce titre. J’ai été déçue par ma lecture, car c’est un livre très grand public, pour les gens que ne connaissent rien à la psychologie positive. Ce n’est pas mauvais, je pense simplement que je n’étais pas du tout la cible.

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La guerre des pauvres, Eric Vuillard
Je n’avais pas aimé L’ordre du jour (prix Goncourt 2017), je n’ai pas aimé le nouveau récit d’Eric Vuillard. Il a trouvé son style, pseudo-historique et pseudo-poétique, porté par une écriture pompeuse et trop travaillée pour être agréable. Vous l’aurez compris, je n’apprécie aucun des ingrédients qui font « sa patte ». J’ai donc ouvert La guerre des pauvres, et j’ai tout de suite décroché. Il n’y a aucun repère chronologique pour suivre son propos, à peine quelques indications géographiques. Je ne connaissais pas la période et les événements dont il parle (le XVIe siècle et les révoltes paysannes), je n’en sais absolument pas plus en refermant ce livre. Ce n’est ni un livre historique, ni un livre sociologique, ni une analyse par analogie de la situation contemporaine (le livre est sorti en janvier 2019). Mais qu’est-ce donc alors ? En fait, je ne comprends pas ce qu’Eric Vuillard cherche à faire dans ses livres.

Le dîner d’Adam Smith, Katrine Marçal
J’avais lu une super critique de ce livre, j’en attendais donc beaucoup et j’ai été très déçue. L’auteur passe son temps à dire que les méchants économistes ne veulent pas reconnaître la valeur du travail domestique (donc fait par les femmes), qu’ils ont oublié les femmes dans leurs modèles et qu’aujourd’hui, les analyses contemporaines entretiennent cette injustice parce qu’elles sont basées sur ces théories biaisées, donc c’est dur, les femmes ne sont pas reconnues à leur juste valeur et en plus, rien ne va changer dans le monde de l’économie donc dans le monde tout court puisque c’est l’économie qui gouverne le monde. 250 de lamentations féministes, c’est beaucoup trop pour moi.

No fake, Jean-Laurent Cassely
Je demande un joker pour ce livre : je l’ai lu, il y a plein de réflexions qui m’ont interpellée, mais il faudrait que je le relise en prenant des notes pour vous en parler correctement. Rendez-vous donc sur le blog d’ici quelques temps pour une chronique en bonne et due forme !

Edmonde, Dominique de Saint Pern
Je vous parle très bientôt de ce livre dans une chronique à part entière. Stay tuned !

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Je cultive l’anti-ambition, Paul Douard
Ce livre n’avait aucune raison de croiser mon chemin mais il est arrivé entre mes mains et je me suis laissée tentée malgré sa couverture que je trouve affreuse. Je n’ai pas compris où l’auteur cherchait à en venir : il me paraît loin d’être aussi peu ambitieux qu’il le répète à longueur de pages. et je pense même qu’il se contredit lui-même dans ses propos. J’ai eu un doute dès la fin du premier chapitre, puisqu’il annonce « Ma première résolution de jeune non ambitieux fut de me jurer […] de devenir une personne indépendante et capable de prendre des décisions matures. D’être heureux, en somme. ». Ce qui me paraît être une résolution extrêmement ambitieuse. Par contre, je pense sincèrement que c’est un type désabusé et pessimiste. Du coup, au bout d’un moment, son ton cynique n’est plus très drôle et j’ai dû me forcer pour aller jusqu’au bout.

Les impatients, Maria Pourchet
Quel contraste avec le livre précédent ! Une grosse claque littéraire, comme ça fait du bien d’en prendre de temps en temps pour se rappeler pourquoi on aime lire. Je vous en parle dans le mois sur le blog, mais vous n’avez pas besoin d’attendre ma chronique pour le découvrir !

Un caso speciale per la ghostwriter, Alice Basso
Une lecture 100% plaisir, idéale en pleine semaine de canicule. J’apprécie toujours autant le style d’Alice Basso et ses personnages. Cette fois-ci Vani, le commissaire Berganza et la petite bande hétéroclite qui gravite autour d’eux sont réunis pour résoudre un mystère de poids : Enrico a disparu. Pour savoir comment ça se termine, il vous faut espérer qu’un éditeur français repère cette série turinoise ou… vous mettre à l’italien ! Je vous en dirai quand même deux mots dans le courant du mois.

Les heures solaires, Caroline Caugant
Une lecture à la fois glaçante et fascinante sur laquelle je reviens bientôt dans une chronique !

Success story, Romain Ternaux et Johann Zarca
Il a tous les codes du feel-good book, mais on est loin, très loin, du bouquin gentil et un peu moralisateur habituel puisque l’événement déclencheur du changement de vie d’Anna, c’est… la découverte de la drogue ! Parodie bien pensée de ce style littéraire, ce roman est résolument politiquement incorrect. On peut se lasser de la dynamique (toujours plus de drogue pour toujours plus de succès), mais c’est une lecture instructive quant aux effets de tout un catalogue de drogues plus ou moins dures… A ne pas laisser entre toutes mains, donc !

La liste des prétendants, Sonya Lalli
J’étais tombée sur une chronique de ce livre qui m’avait donné envie de lire même si je craignais un peu de m’embarquer dans une histoire à l’eau de rose un peu bête. Pas du tout ! A travers une héroïne partagée entre les traditions de la communauté indienne et la vie moderne du Canada, ce roman aborde intelligemment de nombreux thèmes sociétaux, sans jamais se faire pesant. Le livre idéal pour un week-end de canicule, à déguster à l’ombre d’un parasol !

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