Si je t’oublie Alexandrie, Jérémie Dres

A la mort de sa grand-mère, Jérémie Dres retrouve en haut d’une armoire une valise pleine de souvenirs. Les photos d’Alexandrie dans les années 1930 l’intriguent, mais son grand-père se montre assez peu bavard : quel intérêt y a-t-il à ressortir ces « vieilleries » ? La curiosité de Jérémie est piquée au vif. Il ne sait pas grand chose sur l’histoire de sa famille, sa principale source refuse de coopérer… une seule solution : partir explorer l’Égypte d’aujourd’hui à la recherche du passé. Le voilà donc qui embarque avec sa mère pour Le Caire, première étape d’un voyage riche en émotions.

Si je toublie Alexandrie Jeremie Dres.png

Les grands-parents maternels de Jérémie appartenaient à la communauté juive d’Égypte, dont la présence dans le pays est plus que deux fois millénaire puisqu’on en parle déjà dans l’Ancien Testament. Communauté forte et engagée dans l’Égypte cosmopolite du début du XXe siècle, ils ne sont plus aujourd’hui qu’une poignée, isolés et oubliés, voire rejetés par la société égyptienne de ce début de XXIe siècle. Pas facile dans ces conditions de se faire ouvrir des portes. Mais Jérémie et sa mère insistent, et parviennent peu à peu à renouer un fil ténu entre présent et passé.

Du Caire à Jérusalem, en passant par Alexandrie et Tel Aviv, Jérémie Dres lève le voile sur un pan méconnu de l’Histoire contemporaine et livre un témoignage très riche sur une époque pas si lointaine. Avec toujours, en toile de fond, son enquête au sujet de son histoire familiale. Son coup de crayon un peu naïf permet de se concentrer sur le propos tout en nous offrant une immersion immédiate dans le décor de son reportage. Il y glisse de nombreux détails parlants, qu’il aurait été compliqué de résumer à travers des mots.

Aucune prise de tête à la lecture de cette BD néanmoins : l’auteur n’oublie pas d’intégrer une pointe d’humour dans son récit, qui conjugue petite et grande Histoire. Il a réussi à trouver le bon équilibre : on apprend plein de chose, tout en suivant un héros-narrateur sympathique. Je referme Si je t’oublie Alexandrie sur une note 100% positive. En plus, il me confirme, si c’était néssaire, que j’apprécie beaucoup la bande dessinée documentaire !

Si je t’oublie Alexandrie
Jérémie Dres
Steinkis

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