68 premières fois : mon bilan de la session d’automne 2018

Après une session de printemps au cours de laquelle je n’avais pas lu grand chose, j’ai décidé de jouer le jeu beaucoup plus activement pour cette nouvelle session des 68 premières fois. Résultat des courses : j’ai eu entre les mains 14 des 19 livres de la sélection. Pour arriver à un tel score, j’ai doublé les échanges de livres d’une visite beaucoup plus régulière à la bibliothèque : pas mal de premiers romans de la sélection y étaient disponibles. Cela aurait pu être une stratégie gagnante, mais…

sélection automne 2918

J’aime beaucoup le principe des 68 premières fois, qui, je le rappelle pour ceux qui arrivent en cours de route, consiste à lire une sélection de premiers romans, effectuée par une super équipe (j’ai nommé Charlotte, Nicole et Eglantine) et à se les échanger entre membres de cette joyeuse association littéraire. Seulement voilà, je n’ai pas du tout accroché à la sélection des livres de la session d’automne. J’ai appris par la suite que ça n’avait pas été facile pour l’équipe de trouver des romans à nous proposer. Ça m’a un peu rassurée. Pour le reste, c’est une affaire de goûts personnels.

Bien sûr, tout n’était pas à jeter. J’ai eu un énorme coup de cœur pour Les déracinés, que je n’ai littéralement pas pu lâcher et qui m’a bouleversée. Les thèmes de l’exil, de la reconstruction, de la culpabilité et des regrets y sont traités de façon poignante. Le récit est ancré dans le cadre historique de la fin des années 1930 et l’histoire se déroule jusque dans les années 1950, mais j’ai trouvé que le roman avait une profonde résonance contemporaine.

Dans un tout autre style, deux romans m’ont pas mal fait réfléchir, Trancher et Juste un peu de temps. L’un est un premier roman qui parle de la violence psychologique au sein d’un foyer, le père de famille s’en prenant sans cesse à sa femme, même devant leurs enfants. Cette dernière est incapable de se sortir de la spirale infernale dans laquelle cette situation l’enferme, jusqu’au jour où… (et là, je vous laisse lire le livre si vous voulez en savoir plus). L’autre est un second roman (nouveauté de la session d’automne 2018, on a eu droit à quelques seconds romans d’autres qui avaient été retenus lors d’une session précédente pour leur premier roman) qui traite de la charge mentale, vous savez, le principe communément admis que les femmes enchaînent deux journées de travail, une au bureau l’autre à la maison.

Ces deux derniers livres ont un point commun : la fin reste ouverte, le lecteur peut conclure ce qu’il veut. La plupart du temps, je déteste ça, mais dans le cas de ces romans, ça s’y prêtait particulièrement bien. En discutant avec d’autres lecteurs lors de notre soirée annuelle en décembre dernier, les avis étaient partagés. Certains n’ont pas du tout aimé finir dans le flou, d’autres ont beaucoup apprécié. Et chacun avait tiré sa conclusion après avoir lu la dernière phrase. Autrement dit, on a pas mal discuté !

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Mis à part ces trois livres, dont j’ai partagé les chroniques sur le blog il y a quelques temps déjà, je n’ai chroniqué que deux autres romans, Einstein, le sexe et moi et Faune et flore du dedans. Passons sans tarder au reste de la sélection. Il y a eu deux types de livres : ceux que j’ai lu en entier mais qui ne m’ont pas plu du tout et ceux auxquels je n’ai pas du tout accroché.

Dans la première catégorie, je classe :

  • Les poteaux étaient carrés, de Laurent Seyer : j’ai lu le livre sans vraiment m’intéresser à l’histoire. Aussi vite lu, aussi vite oublié. Je sais, c’est pas gentil de dire ça. Mais je ne saurais plus en parler…

  • Objet trouvé, de Matthieu Jambon-Puillet : ça ne m’était jamais arrivé d’avoir honte de lire un livre dans le métro. Et bah, grâce à cet auteur, c’est fait. J’ai fini par refermer le roman et le glisser dans mon sac, car je ne me sentais pas capable de croiser le regard d’un voyageur qui aurait lu par dessus mon épaule ! Pour résumer, c’est une histoire assez glauque sur la soumission sexuelle.

  • La guérilla des animaux, de Camille Brunel : je n’ai pas du tout accroché à ce roman qui nous balade autour du monde à la suite d’un héros pas du tout attachant qui est prêt à tuer des hommes pour sauver des animaux dans un monde proche de sa fin.

  • Le Nord du monde, de Nathalie Yot : un livre terriblement malsain, où une femme déboussolée se lance dans un périple jusqu’à l’extrémité nord de la Norvège, emtraînant bientôt avec elle un adolescent polonais qu’elle adopte mais avec qui elle a des rapports qui glissent rapidement vers autre chose qu’un lien mère-fils.

J’aurais peut-être pu me forcer à écrire une chronique pour le roman de Laurent Seyer, mais pour les trois autres, c’est non et trois fois non !

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Dans la seconde catégorie, je range :

  • Fais de moi la colère, de Vincent Milleminot et K.O., d’Hector Mathis : le point commun de ces deux livres : je n’ai absolument pas compris où on allait, ça m’a saoulé, alors j’ai abandonné. Sans compter que je n’ai pas du tout accroché au style d’écriture.

  • La blessure, de Jean-Baptiste Naudet et Simple, de Julie Estève : j’ai laissé tomber car je n’arrivais pas à rentrer dans l’histoire.

  • Le fou de Hind, de Berthille Dutheil : le livre commence sur les chapeaux de roue, j’ai vraiment cru que j’allais adorer. Et puis, patatra, l’histoire n’avance pas, on se perd dans les allers-retours entre passé et présent. Comme je m’ennuyais, j’ai commencé à sauter des paragraphes, puis des pages, puis carrément des chapitres, et finalement, j’ai feuilleté la fin pour voir ce à quoi on était sensé aboutir. J’ai bien fait.

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Cette chronique me paraît bien méchante par rapport à mes habitudes ! La force des 68 premières fois, c’est de nous inviter à lire des livres que l’on n’aurait jamais ouverts de nous-mêmes. On peut avoir un coup de cœur ou au contraire, un fort rejet pour le titre que l’on a entre les mains. Les deux saisons précédentes, j’avais lu moins de livres, mais j’avais eu plus de bonnes surprises. Qu’en sera-t-il pour la saison prochaine, qui commence fin février ? Car bien entendu, je continue l’aventure !

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2 réflexions sur “68 premières fois : mon bilan de la session d’automne 2018

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