Le courage qu’il faut aux rivières

Le courage qu'il faut aux rivières Emmanuelle FavierC’est au fin fond des Balkans que nous entraine Emmanuelle Favier dans son premier roman, Le courage qu’il faut aux rivières. Là-bas, le temps semble s’être arrêter. Les habitants vivent au sein de communautés soudées, les contacts avec le monde extérieur sont rares dans les villages reculés et les traditions sont fortes.

Manushe est une « vierge jurée ». C’est ainsi que l’on appelle ces femmes qui renoncent à leur condition de femme pour vivre comme des hommes, et surtout, éviter un mariage forcé. De part son statut, Manushe jouit d’une aura certaine dans le village. Traitée comme l’égale des hommes, elle est impliquée dans les choix les plus importants de la vie du village. Tout semble tranquille, la vie suit son cours sans accroche, sans surprises. Manushe a oublié son corps et les sentiments, effacé sa féminité, au profit d’une vie rugueuse, mais libre : elle ne dépend de personne, n’est attachée à personne.

Mais voilà qu’un jour sonne à sa porte un inconnu. Envoutant, insondable, mystérieux, Adrian attire naturellement la sympathie. Sans le vouloir, il va profondément bouleverser l’équilibre dans le village et surtout transformer à jamais la vie de Manushe. Mais qui est-il vraiment ?

Roman très féminin, porté par une écriture magnétique, Le courage qu’il faut aux rivières s’appuie sur une tradition réelle, celle des « vierges jurées » d’Albanie. Emmanuelle Favier dessine dans ce cadre archaïque trois destins portés par la quête d’identité. Vous l’aurez peut-être compris, il a manqué quelque chose à cette lecture pour provoquer une étincelle, mais j’ai quand même eu la satisfaction de refermer le livre en ayant appris quelque chose (d’ailleurs, je vous recommande de lire le court chapitre « Précisions » en fin d’ouvrage).

Le courage qu’il faut aux rivières
Emmanuelle Favier
Albin Michel

J’ai lu ce livre dans le cadre de la session d’automne 2017 du collectif 68 premières fois. Merci à toute l’équipe pour son super travail !
Envie d’en savoir plus sur le collectif ? Retrouvez mon interview de Charlotte, fondatrice des 68 premières fois.

Une réflexion sur “Le courage qu’il faut aux rivières

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